2013, 2012 tombe le masque !

Publié le par Amfitryon

 2013, πέφτουν οι μάσκες του 2012!


Du début de la crise en 2008 jusqu’à fin décembre 2011, les aides d’Etat accordées au secteur financier dans l’Union européenne se sont élevées à 1600 milliards €. Ce chiffre a été donné par la Commission européenne. Somme injustement colossale alors que l’Europe risque de vivre la dernière année de l’aide alimentaire au plus démunis, aide sévèrement critiquée par l’Allemagne, et peut-être aussi la dernière année d’Erasmus.
Pour de nombreux financiers, la guerre est inévitable. Ce serait une conséquence de la situation économique  qui s’est transformée en chaos. Cette thèse là, je la défends aussi car la situation internationale est des plus dangereuses.
Les Etats-Unis sont étranglés par la détention de centaines de milliards d’euros  par d’autres pays dont la Chine entre autre, et ils doivent faire face depuis le 11 septembre 2011 à une mutation brutale de leur environnement social et politique. La Chine  n’en peut plus de sa puissance, elle est en proie à de futurs troubles sociaux car les inégalités sont croissantes ; pour preuve le tgv chinois dont le billet Pékin-Canton est à plus de 100€ l’aller, alors que le salaire des ouvriers est de 300€, sans parler du salaire des paysans. A noter que les USA et la Chine n’ont toujours pas ratifié les accords de Doha, face à un environnement qui ne cesse de se dégrader où une guerre de l’eau, l’Or Bleu paraît aussi inéluctable.
Il ya aussi la Russie qui doit faire face à une dénatalité dangereuse pour le plus vaste pays au monde, et dont nous devrons être très attentifs aux visées géopolitiques du Président Poutine prochainement. En Asie certains pays pointent le nez face à la montée en puissance de la Chine, comme le Japon qui cherche une porte de sortie à ses problèmes, le Vietnam et les deux Corées où rien n’a été résolu. N’oublions pas l’Asie du Sud Est, puissance montante qui risquerait de faire de l’ombre à la Chine, source d’investissement pour les Etats-Unis d’Amérique.
Le Moyen Orient et les pays du Maghreb sont en ébullition car le Printemps arabe révèle des dangers que personne ne voulait voir. Ici la Turquie jouera un rôle majeur car sa politique diplomatique est menée de main de maître par un ministre des affaires étrangères visionnaire, qu’on le veuille ou non.
La place de la Turquie sera grandissante car elle est un régulateur dans une zone comprise entre le Moyen Orient, l’Asie mineure et l’Europe. Elle sera un acteur incontournable pour l’Europe, puisque la Turquie possède les cartes de Chypre.
Un autre bouillonnement va secouer l’Afrique sub-saharienne tant la naissance de l’arc de crise symbolisé par les terroristes d’Acmi dans cette région est de plus en plus d’actualité.
Enfin, il reste la vieille Europe, où les Etats membres soit se déchirent comme l’Allemagne qui cherche à dominer tout le monde, le Royaume Uni qui n’a de cesse de faire croire qu’il quittera l’Union européenne ; et devrait affronter une possible indépendance de l’Ecosse ; l’Espagne, le Portugal et la Grèce en proie à des crises jusqu’alors inconnues, l’Italie dont les comédies politiques jettent un discrédit sur ce pays malade de sa crise et de son étourdissement politique où les responsables apparaissent comme des arlequins tragiques.
Enfin la France qui doit comprendre qu’elle va se retrouver bien seule dans une telle tempête et qu’elle devra d’abord compter sur elle-même.
Donc, un conflit paraît inévitable, à savoir que si les forces en présence sont visibles, on ne sait pas qui sera l’allié de qui.
La zone qui va du Moyen Orient à l’Iran paraît aujourd’hui l’axe de tous les dangers. Et peut être la mèche qui n’en finit pas d’être allumée.
En somme, nous faisons un bon de plusieurs siècles en arrière, où la Méditerranée  est en ligne de mire, avec la résurgence d’intérêts que nous avons déjà connu : l’Empire chrétien d’Orient et d’Occident, Rome et Byzance, la Mésopotamie, la Perse, et l’Asie.
Ce ne sont pas aujourd’hui, ni les responsables de Bruxelles ou des capitales européennes qui seront en mesure de faire face, pour l’instant, à moins que n’apparaisse en Europe le personnage providentiel qui saura éviter de justesse une déflagration des plus meurtrières, dans une Europe qui ne se soucie guère de la Grèce, sauf du bout des lèvres, et qui n’a pas résolu la question des Balkans.
Quant à la Grèce, les agences de notation seraient en mesure d’affirmer qu’elle n’est plus au bord du dépôt de bilan. Le « soutien massif» de l’Europe lui permettant de racheter près de 100 milliards € de dette la ramènerait à la note B-. Ce serait dorénavant une dette spéculative. Mieux vaut en rire qu’en pleurer, car on nous joue depuis trop de temps une mauvaise pièce de théâtre avec des acteurs sans talents, des metteurs en scène incompétents, dans un théâtre en ruine.
A Athènes la situation empire avec l’arrivée d’un hiver qui sera très froid pour tout le nord de la Grèce. Faute de pouvoir se chauffer au gaz, à l’électricité ou au gasoil, les Grecs sont retournés au bois de chauffage. Athènes retrouve un goût des années 30, on se chauffe au bois, et les marchands de bois s’installent un  peu partout. Quant à l’économie du pays, c’est un retour à l’Empire Ottoman, on favorise le troc et on se débarrasse des objets en or. Ici fleurissent les marchands d’or, un des rares commerce qui a encore un peu d’avenir. Dirait-on qu’un bon salaire serait à 500 € par mois, c’est une réalité. Les Monts de Piété retrouvent une seconde jeunesse hélas. On privatise, on vide les îles, on déplace les populations du moment que l’on peut rembourser la dette, et vendre les îles. En somme, la Grèce de 2013 sera sûrement pire que la Grèce de 2012, mais qui s’en soucie ? Personne. 
Surtout pas l’Allemagne dont la dette de guerre s’élève aujourd’hui à 600 milliards €.
Une nouvelle fois je le répète, les Grecs doivent nationaliser leurs ressources naturelles, tout comme le souhaitent les Islandais. Ils seraient ainsi Maîtres chez eux !
Publié par Jose Manuel Lamarque

Publié dans Grece - Ελλας

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